La ville de l'an mil

   

Présentation

  • Aux VIIIe et IXe siècles la ville perd de son importance, les rois n'y résident plus.
  • 845-911  Invasions normandes
  • 885-886  Sièges de Paris par les normands
  • 900-1000  Formation du système féodal
  • 987 Election d'Hugues Capet, roi des Francs

  

Carte détaillée

Paris en 1000                     

<  cliquez sur la carte


Dès la fin du VIIe s., le rôle politique de Paris décroît, les rois n'y résident plus et le pouvoir est exercé par l'évêque et le comte de Paris qui représente le roi.

Au VIIIe s. des enclos de cultures se forment sur la rive gauche, signe d'une certaine désurbanisation : clos de Garlande, clos Bruneau, clos du Chardonnet, clos de Laas, clos des Jacobins, clos aux Bourgeois... Ces clos joueront un rôle important dans le développement de la rive gauche au Xe et surtout au XIe siècle. La ville active, artisanale et commerçante, se réduit à l'île de la Cité, protégée par le rempart du Bas-Empire et à deux faubourgs sur la rive droite, autour de Saint-Germain-l'Auxerrois et entre Saint-Merri et Saint-Gervais où les constructions s'étendent en particulier autour de la place de Grève, à  la fois port et marché, cf. la Seine, les ponts, les ports.

Le IXe s. est marqué par une série d'attaques successives d'envahisseurs normands qui pillent les faubourgs sur les deux rives et incendient églises et abbayes. A la fin du siècle, des enceintes sont édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et de Saint-Germain-l'Auxerrois ; il s'agissait certainement de fossés précédant un talus portant des palissades en bois. Ces enceintes qui ont disparu rapidement, ont laissé des traces très nettes dans le tracé des rues et dans le parcellaire, cf. Les enceintes de Paris.

Avec la fin des invasions normandes (911, traité de St. Clair-sur-Epte) et l’installation des Capétiens (Hugues Capet 987-996), la ville connait un nouveau développement : la Cité se couvre d’églises dans un dédale de petites ruelles, les grandes abbayes périphériques sont reconstruites (St. Germain-des-Près, St. Martin des Champs), cf. L'île de la CitéL'Eglise au Moyen Age.

 


Illustration du bandeau :  monnaie carolingienne


 Paris en 1150

 


Présentation

 - Paris de Louis VII-le-Jeune (1137 † 1180), environ 150 hectares et 40 000 à 50 000 habitants

  • Début XIe s. Construction d’une enceinte sur la rive droite
  • 1060 Refondation de Saint-Martin-des-Champs
  • 1113 Reconstruction du grand pont, fondation de l’abbaye de St. Victor
  • 1140 Installation des Templiers derrière St. Jean-en-Grève
  • 1160 Maurice de Sully, évêque de Paris, décide la reconstruction de Notre-Dame
 
 Carte détaillée
Paris en 1150 
<  cliquez sur la carte



 
Evolution 1000 - 1150
cliquez sur la carte >
 


Carte Paris en 1150 sur fond de voirie actuelle    cliquez  ici


Le XIe et le XIIe s. voient le développement des activités artisanales et commerciales sur la rive droite autour de la place de Grève, cf. la Seine, les ponts et les ports. En 1137, en remplacement du marché de la place de Grève, un marché neuf est créé aux Champeaux, origine des Halles. Au début du XIe s., une enceinte relie celles protégeant les bourgs de Saint-Germain-l'Auxerrois et de Saint-Gervais. Un siècle plus tard elle se trouve dépassée par l'extension de la ville. 

Les grandes abbayes (Saint-Germain-des-Près, Sainte-Geneviève, Saint-Martin-des-Champs puis Saint-Victor) deviennent des centres économiques et intellectuels importants. Elles possèdent des grands domaines agricoles et génèrent la création de bourgs qui nécessitent de créer des églises pour leurs habitants (Saint-Sulpice, Saint-Etienne-du Pont, Saint-Nicolas-des- Champs). 

Au début du XIIe s. l’enseignement se développe de autour de Notre-Dame ; vers 1120 maîtres et élèves s'installent sur la montagne Sainte-Geneviève, l’école de Notre-Dame étant devenue trop petite Cf. l'Université.

Au sud, sur la route de Melun, le bourg Saint-Marcel qui accueille une population d'agriculteur et de tanneurs est entouré d'une palissade et d'un fossé alimenté par les eaux de la Bièvre, cf. le faubourg Saint-Marcel.

Sources

Dany Sandron, Philippe Lorentz et Jacques Lebar photographe, Atlas de Paris au Moyen Âge. Parigramme, 2006.

 


Illustration du bandeau :  sceau de Robert le Pieux